Témoignage/Biographie

Ne dis pas que tu aimes ça – Céline TRAN

« On me demande souvent comment j’ai pu faire de tels choix, celui de tomber dans le X et celui d’en sortir. On me demande aussi souvent comment j’ai pu y prendre du plaisir. Pour la bonne morale, il aurait été plus acceptable de subir.
Il est des réponses d’interview qui tiennent en une phrase, et puis il y a la réalité qui en comporte mille. Un choix repose sur une histoire, des humeurs, des contextes. Sur la volonté grisée par le désir. Celle d’une petite fille qui veut trouver sa place. D’une adolescente qui a innocemment revendiqué son droit à aimer ça, et qui pourrait être votre ancienne camarade de classe, votre fille ou votre petite soeur. »
Pendant des années, Céline Tran a été, sous le nom de Katsuni, un objet de désirs et de fantasmes. Mais son récit va bien au-delà de ce qui fut son travail. C’est celui d’une femme qui n’aura eu de cesse de chercher, aussi bien dans le X que dans le sport et les livres, sa liberté.
Céline Tran est auteure et comédienne.

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Fayard pour cet envoi et plus particulièrement Marie-Félicia. J’ai été ravie de pouvoir découvrir ce témoignage.

Bien entendu, je connaissais Céline Tran ( sincèrement je la connaissais plutôt par son pseudo d’actrice pornographique, Katsuni) et je souhaitais découvrir, à travers ses mots, son histoire.

Céline, eurasienne, est issue d’une famille bourgeoise et est élevée avec son frère dans la rigueur et l’ambition: en effet, son père souhaite que sa fille étudie le Droit et la pousse avec force vers cette direction. Si dans un premier temps, elle plie et suit la route qui lui semble être destinée, elle va toutefois prendre le temps de s’arrêter afin de chercher sa voie. Lors d’une soirée particulière, elle est éblouie par une stripteaseuse dégageant une image si libre et si sûre d’elle-même qu’elle ne peut que l’envier, elle se sentant si prisonnière dans sa cage dorée et étant en quête de son identité.

Rapidement, grâce à des contacts sûrs et une ambition et volonté de fer, Céline se forme, se dépasse, entreprend et devient elle aussi, danseuse, puis actrice.

On s’interroge parfois sur ce qui pousse les femmes et les hommes à rejoindre l’industrie pornographique. Est-ce un goût pour le sexe si fort que l’on a envie d’en faire son métier, est-ce pour se montrer, se dépasser? Est-ce une quête d’identité?

Pour Céline, il s’agit avant tout de se dépasser, de sortir de sa zone de confort, de satisfaire sa curiosité animale et d’être une femme forte et libre d’être ce qu’elle souhaite autant psychologiquement, spirituellement que physiquement.

C’est avec beaucoup de sincérité que Céline Tran se livre dans cet ouvrage: sans fausse pudeur, sans faux-semblants, elle explique ses choix, dévoile ses pensées, ses désirs les plus intimes, certaines blessures et remet à sa place certains détracteurs avec subtilité en abordant son droit au bonheur, à l’amour,  son droit à l’intimité malgré sa profession et surtout son envie de maternité, elle qui se pose la question si elle en a le droit ou non.

J’ai été très touché par la force de ses arguments, démontrant beaucoup d’esprit et une grande intelligence. Les mots sont maniés avec justesse et nous portent vers la dernière page avec une pointe de regret. J’aurai souhaité rester encore un peu avec Céline, personnalité si attachante.

Je conseille fortement cette lecture qui montre l’autre face du miroir de l’industrie pornographique avec honnêteté, mais surtout qui permet de découvrir une jeune femme forte, indépendante, qui a écouté ses désirs les plus profonds quitte à manquer tout perdre

Ma note

★★★★☆ (4/5)

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Témoignage/Biographie·Thriller

Laetitia – Ivan JABLONKA

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.

Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.

Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.

Mon avis

Le projet de l’auteur était de rendre à Laetitia sa personne, sa dignité et son humanité.

Pour ma part, j’ai trouvé que cet objectif était atteint. Lorsque l’on referme ce livre, une profonde tristesse nous empare, car bien évidemment, cette jeune fille déjà amochée par la vie  dès l’enfance, aurait tant mérité de trouver le bonheur, la paix et la joie.  Elle était si jeune, déjà si fragile. Avec justesse, l’auteur, sans rentrer dans le pathos ( contrairement à ce que j’ai pu lire dans d’autres chroniques sur ce livre) expose des faits, avec leurs contradictions, leurs conséquences et rend à Laetitia une vérité humaine.

Bien évidemment, le fait d’avoir recueilli les témoignages des membres de la vie de Laetitia apporte un réel soutien aux mots de l’auteur et apporte matière à sa volonté de restituer à Laetitia sa personne. Il ne veut plus qu’elle soit vue uniquement comme un fait divers macabre. Mais bien comme un être humain qui avait tout à construire.

Avec précision, l’auteur dépeint également le scandale politique qui s’est joué à l’époque, les manifestations du barreau qui se sont tenues, les remises en question du système pénitentiaire ( problème toujours d’actualité).  J’ai trouvé tout cela intéressant, concret et argumenté avec soin.  Je n’ai pas senti, pour ma part, que l’auteur prenait parti.

Certains passages liés au crime sont difficiles à lire de par leurs violences psychologiques et physiques: il faut avoir la tête et le coeur accrochés. J’ai parfois interrompu ma lecture, sentant que ce n’était pas le moment pour lire ça.  Puis y suis revenue plus tard.

C’est un ouvrage sincère, remuant, dénonciateur d’un système dont certains aspects devraient être revus et étudiés. C’est un hommage profond à la personnalité de Laetitia et non un essai sur un fait divers.  J’ai apprécié la démarche de l’auteur et l’ai trouvé formidable.

Ma note

★★★★☆ (4/5)

Contemporain·Jeunesse

Les quatre gars – Claire RENAUD

On est quatre. Tout le monde nous surnomme « la famille dégâts » vu qu’on est que des gars… Il y a mon papi, mon père, mon frère Yves et moi, 9 ans, Louis. On vit à Noirmoutier – on récolte du sel. La mer nous nourrit, nous apaise, nous éblouit. Chez nous, ça ne parle pas, ça rit peu. Il faut dire que les femmes sont parties ; depuis, papa vit comme un ours, papi parle au fantôme de mamie et Yves est accro à la drague et à la muscu.
Et moi ? Ben, moi, j’aimerais croire que cette vie, on peut faire mieux que « presque » la vivre.

Mon avis

J’avais entendu beaucoup de bien sur cette histoire et j’avais très envie de la découvrir à mon tour. Alors lorsque j’ai vu le livre en librairie, je me suis jetée dessus et ai attendu peu de temps pour le lire.

Nous rencontrons Louis, qui est le narrateur principal de cette histoire. Louis a 9 ans et vit avec son père, homme bourru et blessé par la vie, son grand-frère Yves, qui ne pense qu’aux filles et son grand-père, attachant et essayant d’apporter au quotidien de tous confort, tendresse et présence.

Toute l’histoire se passe à Noirmoutier: je ne connais que de nom cette destination et je peux vous assurer qu’après ma lecture, j’avais très envie de partir là-bas. Les paysages, l’ambiance, les gens, sont décrits avec précision et tout cela a beaucoup attisé ma curiosité!

Louis est un petit garçon aventurier, rêveur et triste à la fois: sa maman est partie sans explication, laissant ses hommes livrés à eux-même. Il voudrait trouver du réconfort auprès de son père mais celui-ci, noyé par son chagrin, se réfugie dans son travail sur les marais salants et n’accorde pas d’importance aux émotions de ceux qui vivent avec lui. C’est un personnage très difficile à cerner et à apprécier.

Louis trouve du réconfort toutefois auprès de sa bande de copains et de son grand-père, qui, s’il fait bonne figure auprès de tous, camoufle aussi ses blessures . Mais parfois, le sel tombe sur les plaies non-cicatrisées et le passé et ses douleurs peuvent se raviver sans que l’on ai rien vu venir.  C’est un personnage que j’ai trouvé touchant, de par sa force de caractère et l’amour qu’il ressent pour les siens. Il prend son rôle très à coeur tout le long de l’histoire et je l’ai beaucoup aimé.

Vous l’aurez compris, ce roman aborde la famille, le deuil et l’espoir avec beaucoup de justesse et d’émotions. Même si le narrateur est un enfant, chaque personne peut se retrouver dans ses mots car ce qu’il ressent, ce besoin d’aimer et d’être aimé en retour est un besoin universel.

Je suis donc moi aussi, tombée sous le charme de cette histoire et vous la conseille donc fortement.

Ma note

★★★★★ (5/5)

Témoignage/Biographie

Taille Mannequin – Johanna DRAY

Un matin de 1996, Johanna Dray se fait repérer dans le métro par un photographe qui lui présente Gilles Lévy, directeur de Giani Forté. L’homme l’observe puis lui dit : « Vous être très belle, mais je crois que vous êtes un peu trop mince pour devenir notre égérie. » « Je n’imaginais pas que l’on puisse me dire ça, un jour ! » raconte-t-elle dans un rire. Johanna Dray affiche fièrement une taille 44 à l’époque, pour 1,80 m. Ce premier rendez-vous marquera le début d’une grande histoire. De Giani Forté au défilé Galliano en passant par Elle, Vogue, Les 3 Suisses ou le San Francisco Chronicle, Johanna exerce depuis vingt ans. Sa profession, elle la voit comme une mission : montrer aux femmes qu’elles ont le droit d’être elles-mêmes et qu’il est important qu’elles s’acceptent telles qu’elles sont. L’histoire de Johanna, de sa jeunesse où son physique la complexait à son quotidien de jeune maman, est la preuve que la beauté n’est ni unique ni universelle.

Mon avis

Je ne lis que très peu de témoignage ou de biographie. Ce n’est pas le style que je préfère lire. Mais lors d’une masse critique Babelio, j’ai aperçu celui-ci et je me suis dis  » pourquoi pas? « 

Ce livre est partagé en trois parties: la première aborde son enfance et son adolescence, la seconde, sa profession de mannequin et la troisième touche des sujets divers et variés comme la maternité, la religion…

J’ai beaucoup aimé cette première partie qui nous permet de rencontrer une jeune fille douce, rêvant de travailler dans la mode, mais dont le quotidien est perturbé par l’arrivée de la maladie. Nous découvrons une jeune femme combative, sincère et dotée d’une force de caractère et d’une clairvoyance nécessaires pour affronter la vie. Encore plus lorsque l’on sait vers quelle voie elle souhaite se tourner.

La seconde partie aborde sa profession de mannequin: ses débuts, les étapes franchies, les bons et les mauvais côtés du métier. Johanna nous explique que cette profession est bien trop souvent idéalisée mais elle peut se révéler être un enfer si le mannequin n’a pas une clairvoyance et une force en elle pour s’écouter et ne pas tomber dans les excès et diktats imposés.

Enfin, la dernière partie se trouve être beaucoup plus philosophique et je dois avouer avoir été très surprise par cette dérivation. Johanna Dray aborde des sujets comme la religion, la maternité, être bien avec soi…je ne m’attendais pas du tout à cela et j’avoue avoir été perdue dans ma lecture, le sujet de base étant complètement écarté. Toutefois, les passages sur la maternité sont très touchants et en tant que maman, je me suis retrouvée dans les émotions de Johanna.

Cette lecture n’a pas été un coup de coeur mais n’a pas été désagréable et m’a permis de rencontrer Johanna Dray, que je connaissais pas, à travers ses mots.

Ma note

★★★☆☆ (3/5)

 

BD

L’adoption * Tome 2 – Arnaud MONIN & ZIDROU

Gabriel, le grand-père de coeur de Qinaya en France, part à Lima pour rechercher la petite-fille, qui a regagné le Pérou après que ses parents adoptifs ont été arrêtés pour enlèvement. Il se heurte à de nombreuses difficultés.

Mon avis

J’avais une telle hâte de retrouver Qinaya et Gabriel, que dès que j’ai terminé le premier tome, je me suis empressée de lire le second. Pas de répit pour un coup de coeur, surtout que le premier tome nous laissait le coeur en miettes.

Ce second tome est, comme l’on pouvait s’y attendre, beaucoup plus sombre que le premier. Gabriel bouscule ses habitudes et prend l’avion direction le Pérou pour retrouver sa petite-fille de coeur. Il va malheureusement se heurter à de nombreuses difficultés et nous allons vite percevoir que si cette bande-dessinée nous prépare à des retrouvailles, elles ne seront pas forcément celles que nous avions envisagées au départ.

Très différent du premier album de par sa noirceur et ses thèmes abordées, celui-ci est toutefois, tout aussi touchant. Il y est bien entendu question de la famille mais également de ce qui rend vraiment heureux.

Je vous conseille donc fortement ce second opus qui clôture cette histoire finalement avec beaucoup de justesse. La vie n’est pas toute rose et cette histoire nous prouve que malgré les difficultés, finalement, avec l’amour des siens, il est possible de surmonter bien des obstacles.

Ma note

★★★★☆ (4/5)

 

Contemporain

Quand la nuit devient jour – Sophie JOMAIN

On m’a demandé un jour de définir ma douleur.

Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée.

Mon avis

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman sur la blogosphère. Alors quand j’ai eu l’occasion de le découvrir à mon tour, je n’ai pas trop tardé. Je voulais me faire ma propre opinion car les avis, bien entendu, étaient tranchés.

Le personnage de Camille est énigmatique: en effet, nous sommes face à une jeune femme plus déterminée que jamais à mettre fin à ses jours, malgré le chagrin incommensurable que cette décision cause à ses parents et malgré des rencontres imprévues qui pourraient l’aider à changer son destin.  Cette détermination force l’admiration, que l’on soit pour ou contre. Malgré toute la fragilité qui émane d’elle, cette volonté prend le dessus sur tout et nous surprend par sa puissance.

La dépression est un mal qui ronge de l’intérieur et il est difficile d’imaginer à quel point cela peut dérégler la vie d’un être. Toutefois, Sophie Jomain semble l’aborder avec tant de justesse que l’on finit par comprendre les intentions de Camille, sans la juger. Encore une fois, que l’on soit pour ou contre l’euthanasie.

Le chagrin des parents de Camille est insoutenable et étant moi-même maman, il est extrêmement difficile d’imaginer voir son enfant partir avant soi. J’ai été très émue par le chagrin pudique de la maman,  abordé par Sophie Jomain.

La fin de l’ouvrage est inattendue et déconcertante. Je n’ai pas trop su quoi en penser: si jamais vous l’avez lu également, n’hésitez pas à me faire part en commentaires ou en privé si vous avez peur de spoiler de futurs lecteurs potentiels, de votre ressenti. Je suis restée bloquée, livre en main, je m’attendais à tout sauf à ça!

L’écriture de l’auteure, malgré le thème difficile, reste fluide et sans lourdeur: la lecture est addictive car l’on a envie de savoir si Camille va aller, ou non, au bout de son projet.  Je pense que, pour ce roman, il faut réellement se faire son propre avis car cela touche aussi à quelque chose de très personnel, à savoir le contrôle de sa vie ou de sa mort et cela, automatiquement, pousse à la réflexion et rend cette lecture très intéressante, au delà de la fiction.

Ma note

★★★☆☆ (3/5)

Jeunesse

Lotte, fille pirate – Sandrine BONINI & Audrey SPIRY

Lotte n’est pas une fille comme les autres : dès qu’elle met un pied hors de la ferme de ses parents, en pleine savane africaine, elle file dans son repaire secret retrouver son ami le toucan, Igor l’oiseau de feu – grand danseur de son état. Elle n’a peur de rien, Lotte : ni d’Achille le lion ni d’Horace l’énorme éléphant. Avec eux, elle mène une existence de pirate entre réel et imaginaire, explorations magiques et collections de trésors trouvés dans la nature. Jusqu’au jour où la rivière, la vraie, déborde encore plus que son imagination…

Mon avis

Cet ouvrage est un véritable voyage visuel : à chaque page, nous en prenons plein les yeux : des couleurs chatoyantes, des illustrations fantasmagoriques et enchanteresses…

Nous rencontrons Lotte, jeune fille pirate à l’imagination débordante, vivant dans une ferme en bordure de jungle avec ses parents. Elle adore se réfugier dans sa cabane auprès de ce monde qu’elle a construit à travers ses excursions dans la végétation luxuriante qui l’entoure. Ses amis sont les animaux qui peuplent la jungle.

Lotte est une petite fille au caractère bien trempé et qui ne se laisse pas apprivoiser comme ça. Pour apprivoiser quelqu’un, cela prend du temps !

Un jour tout son petit monde est perturbé par la rivière sortant de son lit. Et bien entendu, certaines choses seront à reconstruire…et des certitudes d’enfance vont s’effondrer.

Si j’ai beaucoup aimé la majeure partie de cet album, je dois avouer que la fin m’a déconcerté.  Je ne m’attendais pas du tout à cela et je reste donc mitigée sur ma lecture finale.  Mais pour la beauté de l’album, cette lecture vaut vraiment le coup d’oeil !

Ma note

★★★☆☆ (3/5)